Le réel voilé

De nombreuses toiles reprennent presque systématiquement des objets de l’ordinaire, souvent répétés, qui confèrent une étrange sensation de familier… : cheminées, coins de table, ateliers, seaux et bouteilles …

Cette manière de mettre en scène l’insignifiant et le banal  nous révèle l’importance plastique du monde qui nous entoure et la quotidienneté du fait poétique.

Dans ces peintures, l’écriture se tient toujours éloignée du vain réalisme mais la vraisemblance de ces espaces quotidiens n’est jamais abandonnée, il s’en dégage une atmosphère chaude et énigmatique quasi-métaphysique : au simple contact d’un objet, affleure à la surface du sujet la sensation palpable du passage du temps.

Les bords de la toile laissent souvent apparaître la préparation du support et le tableau peut donner une sensation d’inachevé, ce « non finito » qui « substitue la suggestion à la représentation, l’essentiel à l’accessoire, la vision à la vue ». (La totalité réalisée /C. Godin).

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